J’ai vécu la nuit
qui pour moi était le jour.
La lune a éclairé
tous ces corps arachnéens
qui, cette nuit, avaient de nombreuses extrémités.
Le démon du bonheur
a divisé le ciel en carré;
Il a dominé le monde des incroyants qui cette nuit voulaient croire.
Ces croix non loin, ils ne les ont pas vues.
Les pensées, comme les boissons, coulant a flots
ont parcouru mon cerveau et se sont enfuies.
Le monde s’est lui meme transformé en plusieurs…
Comme si les dieux
avaient prononcé des phrases magiques,
et qu’avaient poussé des fleurs,
et chaque seconde la réalité
est restée coincée dans ces fleurs,
dans ces fleurs du bonheur, pas du Mal.
Il y avait assez de tout,
et je n’en avais pas assez,
et je n’en avais pas assez,
et je n’en avais pas assez!
J’ai voulu aborder la lune
et lui dire qu’elle ne parte pas,
que je suis tellement heureuse
que je ne manque de rien…
pourquoi t’es tu éteinte?
Puis, la joue pâle, tu suivais ces corps endormis.
As-tu voulu me jeter au visage
que seule la lumiere dévoilera
le vrai fond de cette nuit?
Est-ce pourquoi tu es partie?
Pour que la réalité puisse rentrer de nouveau?
Je tâtonne dans l’impuissance,
je veux etre Dieu,
t’avoir dans ma paume,
serrer et entendre comme tu gémis,
entendre comme tu dis:
"rendez moi ma dame,
je serai soleil pour vous".
Et jamais plus l’aube.